Si l’hospitalité consiste à faire en sorte de vivre harmonieusement avec la multitude d’êtres avec lesquels nous partageons ce monde, l’inhospitalité, quant à elle, consiste à rendre un lieu impropre à la vie et à la régénération.
Pour la communauté benthique, c’est-à-dire les êtres divers qui peuplent le fond des rivières - écrevisses, nématodes, sangsues, mollusques et larves de coléoptères, de libellules, de mouches noires, de perles, de phryganes, d’éphémères et bien d’autres - les scientifiques ont créé le critère de toxicité chronique, un outil de mesure qui permet de déterminer le niveau de toxicité du milieu aquatique qu’elle habite.
Depuis l’été 2020, nous prélevons des échantillons d’eau dans les rivières de différentes régions agricoles du Québec. Nous remplissons ensuite chaque bouteille d'eau à un niveau correspondant à l’inhospitalité de cette rivière en fonction de la présence et des concentrations de pesticides dans l’eau et de leur critère de toxicité chronique pour les benthiques.
L’installation inclut une vidéo présentant l’échantillonnage de chacune des rivières, des bouteilles contenant l’eau collectée, un graphique et une liste des pesticides présents.

L’inhospitalité des rivières (2020 - en cours)